mardi 15 août 2017

Road trip dans l'Est canadien - Étape 2 - la péninsule acadienne

Après un court séjour à Edmundston, nous voici partis sur les routes du Nouveau-Brunswick. Direction : la péninsule acadienne!

Pour rejoindre Bathurst (aux portes de la péninsule acadienne) depuis Edmundston, il faut compter 3 bonnes heures de routes, dont une longue partie sur une route chaotique (parfois non pavée) dans une forêt interminable de conifères. Conseil : acheter du carburant et de quoi grignoter avant d’entamer la route, car vous ne croiserez pas grand village sur le chemin.




Sur la route, attention aux nids de poule mais aussi aux animaux sauvages! Nous avons eu le grand "privilège" de croiser une jeune orignal sur la route, et je dois avouer que le cœur s'emballe vite quant on compare la taille de la bête à celle de notre voiture...


Premier arrêt dans la péninsule : le très reconnu Village Historique Acadien.

Il s'agit en fait d'un musée vivant qui reflète la vie des Acadiens entre 1770 (après le Grand Dérangement) et 1949. Entre boisés et clairières, le site est idéal pour une promenade parmi une succession de maisons historiques.



Au programme, visite des maisons, fermes, moulin, gare, magasins généraux, hôtel, taverne, église, école et ateliers d'époque au son des commentaires très instructifs des interprètes vêtus de costumes d'époque.



Nous avons beaucoup apprécié la rencontre avec les interprètes qui prennent clairement plaisir à raconter les coutumes et le savoir-faire de leurs ancêtres. Le souci du détail dans la reconstitution est omniprésent et les visiteurs l'apprécient sans aucun doute. Leur passion pour ces métiers traditionnels fait chaud au cœur, d'autant plus que leur production artisanale se retrouve en vente sur le site. Vous trouverez notamment des tonneaux, des lainages et d'autres produits entièrement fabriqués sur place.

Cordonnier, fileuse, "ferblantier", mailleur et tisserand.



Nous avons parcouru ce village avec beaucoup de plaisir. Fait intéressant : lors de notre voyage en Louisiane en 2014, nous avions eu l'occasion de visiter le village acadien de Vermilionville, village qui explique l'histoire des Cajuns, descendants des Acadiens déportés en Louisiane au XVIIIe siècle.


Après un bel après-midi culturel en plein air, nous sommes allés poser nos valises à la Maison Touristique Dugas B&B

Le site offre des hébergements en camping, VR, cottages mais aussi des chambres d'hôtes confortables avec un savoureux déjeuner. Après un accueil chaleureux, direction la petite plage privée (au bout du boisé) pour le coucher du soleil.
Les propriétaires ont parfaitement décoré leur maison qui recèle d'objets d'époque, et mettent à disposition de leurs hôtes un salon extérieur confortable ainsi qu'une cuisine d'été. Les clients sont choyés à la Maison Dugas!


Au programme du lendemain, rouler jusqu'au bout de la péninsule.

Mais avant, arrêt à l'église Sainte-Anne du Bocage, installée dans un jardin coquet en bord de mer.


Ensuite, direction le phare de l'île Miscou, à 1h de route de Caraquet.


Malheureusement, au moment où nous y étions (Juin 2017), le phare octogonal (1856) était en pleine rénovation. À défaut de pouvoir observer son bois blanc typique et de monter à son balcon circulaire, nous avons pu observer sa structure exclusivement en bois, ce qui nous a rappelé - avec joie - les rénovations majeures de notre maison à Montréal.
Le phare se situant à la pointe de la péninsule, le vent balaie largement les plages avoisinantes, n'empêchant toutefois pas une belle promenade sur le sable et le ramassage de bois de grève et de galets.
Ce site aux airs du bout du monde est un incontournable de la région! C'est d'ailleurs sur ces terres que Jacques Cartier a débarqué en juillet 1534.


Le restaurant à faire dans le coin, c'est la Terrasse à Steve!

Situé au pied du pont qui relie l'île de Miscou à l'île de Lamèque, devant un petit porte de pêche, ce resto se démarque par ses plats à base de fruits de mer travaillés simplement. Dans un décor qui respire le bord de mer et l'histoire de la pêche locale, nous avons dégusté des makis au homard, une guédille de crevettes au curry et des pétoncles enrobées de bacon. Un délice un peu plus cher que nos repas habituels en voyage, mais qui vaut la peine!


On prend ensuite le pont pour retourner sur l'île de Lamèque et découvrir les jolis paysages.


On peut voir les fameuses tourbières, qui paraît-il donnent des couleurs magiques chaque automne. L'exploitation de la tourbe est une industrie florissante dans cette région depuis plus de 80 ans.


Petite pause sur la belle et longue plage de sable fin de Sainte-Marie-Saint-Raphaël. L'eau est fraîche, c'est sûr, mais le sable est bien chaud sous un beau soleil.


Retour juste à temps pour le coucher de soleil à Caraquet.


L'aventure n'attend pas, le lendemain, nous partons vers l'Est.

En route, étape pique-nique très intéressante à Néguac, au parc de l'île-aux-foins. Ce parc propose une série de sentiers d'interprétation, dont un très joli sur une partie marécageuse. Les tables de pique-nique au pied du phare sont idéales pour une longue pause au soleil. Des petites plages pourront vous aider à vous rafraîchir, si vous aviez besoin de l'être...


La péninsule acadienne offre évidemment d'autres activités, dont des activités nautiques. Mais il est déjà temps pour nous de continuer notre périple vers le rivage acadien.


Frank ;-)

*****

Tarifs :
Village Historique Acadien : 20$/adulte en saison. Possibilité de dormir à l'hôtel historique du village!
Maison Touristique Dugas B&B : entre 69$ et 145$ la nuit en formule B&B. Les prix différent pour les cottages et le camping. Des forfaits sont aussi disponibles.
Phare de l'île Miscou : accès au phare 6$/adulte.
Parc de l'île-aux-foins : accès gratuit

2 commentaires:

Jojo Des serres a dit...

la 180 le chemin des ressources en plein bois a été pavé..et 1 hre de moins de bathurst a st quentin... une ancienne montréalaise devenue acadienne de coeur...

Marie et Frank a dit...

@Jojo Des serres : c'est bien la 180 que nous avons empruntée, et une partie était en encore en gravier quand nous sommes passés, au début de l'été. Cela donne l'excuse de ralentir, et d'admirer les forêts à perte de vue!