Un mois en Grèce, le bilan

Nous avons commencé notre long voyage d’une année en famille par un mois complet en Grèce. Après 5 jours à Athènes, nous sommes partis visiter trois des îles des Cyclades, et avons terminé avec presque 2 semaines en Crète, la plus grande île de Grèce.


Après les bilans chiffrés par étape (Visiter Athènes; Visiter ParosVisiter NaxosVisiter Santorin et Visiter la Crète), voici notre bilan d'un mois en Grèce, avec nos coups de cœur.

ATHÈNES

  1. Parcourir l’Acropole et son mythique Parthénon : un véritable joyau qu’il ne faut manquer sous aucun prétexte. Bon plan : prendre le forfait qui permet de faire plusieurs sites archéologiques (dont l’Acropole) et qui permet de ne pas faire la file à la billetterie de l’Acropole si validé ailleurs auparavant - 30 EUROS/ adulte, valable 5 jours.
  2. Visiter le Musée archéologique d’Athènes : en plus d’être un bijou d’architecture, sa collection est impressionnante, et la vue sur l’Acropole est incroyable.
  3. Déambuler dans Plaka, Monastiraki et Anafiotika, déguster une crème glacée et souper dans un des restaurants installés dans les escaliers escarpés.
  4. Faire l’ascension du Mont Lycabette à pied, pour le défi physique quand on le fait en été, mais aussi pour la vue sur Athènes.
  5. Admirer la relève de la garde des Evzones, un folklore incroyable!


LES CYCLADES

PAROS

  1. Prendre son temps dans les ruelles du joli village (touristique) de Parikia
  2. Passer la journée à Naoussa, et en profiter pour rejoindre la déroutante plage de Kolibithres en bateau.
  3. Crapahuter dans les rues escarpées de Lefkes, village cycladique typique.
  4. Passer la journée sur l’île d’Antiparos, à 5 minutes en ferry depuis Pounta : au programme, la grotte de stalactites, les jolies plages proches de la ville d’Antiparos, et boire un verre/manger dans une taverne traditionnelle du village d'Antiparos.
  5. Se prélasser sur une des plages de la côte est, accessibles en bus depuis Parikia en bus. Nous avons testé la Golden Beach mais les autres ont l'air tout aussi belles.

NAXOS

  1. Admirer le coucher du soleil depuis la Porte d’Apollon, à Chora.
  2. Se baigner et prendre le soleil sur la sublime plage de sable blond de Plaka.
  3. Visiter le site archéologique du Temple de Demeter ainsi que son petit musée.
  4. Rouler sur les routes sinueuses qui offrent une superbe vue sur les magnifiques montagnes du centre de l’île, et s’arrêter dans des villages typiques.
  5. Visiter le Kastro d’époque vénitienne de Chora, ainsi que les ruelles qui l’entourent.


SANTORIN

  1. Faire la randonnée entre Fira et Oia : 11 km de pur bonheur, loin des foules mais si près de la caldera.
  2. Admirer le coucher de soleil depuis Oia : un indispensable, à partager avec (beaucoup trop) d’autres touristes.
  3. Faire une croisière sur la caldera pour monter sur le volcan, se baigner dans des hot springs et accoster sur Thirassia.
  4. Louer un quad et partir découvrir l’île en toute liberté, les cheveux (presque) au vent, sans oublier son maillot de bain pour se baigner sur la superbe plage de Red Beach mais aussi de Perivolos ou Kamari.
  5. Visiter le joli village cycladique de Pyrgos, un petit havre de paix un peu épargné des foules.


LA CRÈTE

  1. Se baigner dans le lagon de Balos, parce que c’est un endroit exceptionnel et que de s’y rendre est une véritable épopée. Astuce : s’y rendre tôt le matin pour espérer pouvoir rejoindre le lagon en moins de 30 mn de marche. Sinon, plus simple et presque aussi belle : la plage d’Elafonissi avec son sable rose par endroits.
  2. Essayer de se rendre compte de l’ampleur du Palais de Knossos, site archéologique de l’époque minoenne.
  3. Faire la randonnée dans les Gorges de Samaria : 16 km de randonnée sur des chemins caillouteux, 1 200 mètres de dénivelé, mais un paysage incroyable avec pour récompense ultime une plage magnifique en fin de parcours.
  4. Découvrir l’île de Spinalonga et son long passé, de château vénitien à léproserie, en passant par l’occupation ottomane.
  5. Déambuler dans les rues de La Canée et de Rethymnon, toutes deux très touristiques mais dont le centre est resté très joli.


ORGANISATION DU VOYAGE

Comme nous allions en Grèce en haute saison (du 6 juillet au 6 août 2019), nous avions décidé de réserver d’avance les grands déplacements entre les îles et les hébergements dans les parties les plus touristiques (Athènes et les Cyclades), pour des questions de contrôle de budget.
Or, à l’usage, on s’est rendu compte que cela n’aurait pas forcément été nécessaire, mis à part à Athènes et Santorin, où les prix s’envolent en pleine saison. En effet, je pense qu’il reste toujours des places sur les ferrys immenses qui relient les îles entre elles, et quand on descend des ferrys, des colporteurs proposent leurs logements aux personnes qui débarquent. Aussi, en se baladant, nous nous sommes rendus compte que tous les logements n’affichaient pas complet, en tous cas à Paros et Naxos.

Nous avions donc réservé logements et déplacements jusqu’en Crète, mais arrivés à Héraklion, nous n’avions aucun itinéraire ni logement pour les deux semaines, hormis le billet d’avion pour la suite du voyage et la location de voiture. Il a donc fallu que nous passions un peu de temps tous les jours pour déterminer ce que nous allions faire le lendemain, voire le surlendemain, mais aussi dresser une sorte d’itinéraire hyper flexible et sans cesse remanié pour le reste du séjour. Il nous fallait donc un guide et une connexion internet pour creuser les informations et réserver la nuit d’après.

Il s’est avéré que la Crète était un très bon endroit pour nous exercer car l’île est très touristique, qu’il y a beaucoup à voir et que l’offre en logement abonde. Même en pleine saison, nous avons toujours trouvé dans notre budget, mais parfois en nous éloignant un peu de notre cible, d’où l’intérêt d’avoir une voiture qui rend le voyage bien plus flexible.



BUDGET

Pour la Grèce, Acontresens qui se base sur les coûts renseignés par de nombreux autres voyageurs, indiquait un coût moyen (hors avion) de 182 EUROS que nous avons re-estimé à 165 EUROS par jour pour 2 adultes et 1 enfant (=2,75 personnes), et nous, nous sommes arrivés à un coût moyen (hors avion) de 135 EUROS. 

Le budget se ventile ainsi : 
  • 50 EUROS par jour en moyenne pour l’hébergement,
  • 15 EUROS pour l’épicerie,
  • 28 EUROS pour les restaurants (en général, le repas du midi au resto, les deux autres à la maison ou pique-nique),
  • 20 EUROS par jour en moyenne pour les activités,
  • 22 EUROS par jour pour les transports (incluant bus locaux, bateaux, location d’auto en Crète seulement, ferrys inter-îles mais excluant le vol Montréal-Athènes).
Au final, nous sommes donc en-dessous du budget prévisionnel pour la Grèce, sans nous priver pour autant, mais sans dépense extravagante non plus.



MANGER EN GRÈCE

Au restaurant, nous avons toujours trouvé des plats ou menus au tarif raisonnable. On y mange des spécialités grecques (gyros, souvlakis, salades grecques, poissons etc) mais aussi des spécialités locales. Sur les menus, les ingrédients congelés sont systématiquement signalés par un astérisque pour prévenir le client. Souvent, on paie le pain que les serveurs déposent sur la table et on n'offre pas d'eau en carafe. Le service est efficace dans la plupart des cas, à défaut d'être courtois.


UN MOIS EN GRÈCE, EST-CE SUFFISANT ?

La Grèce continentale couvre déjà une surface assez grande, avec beaucoup de choses différentes à voir. Si on y ajoute la constellation d’îles dans la mer Égée, les îles dans la mer adriatique et la Crète, il faudrait des mois pour tout voir.

Un mois aura été suffisant pour bien connaître Athènes, avoir un bon aperçu des Cyclades et bien connaître la Crète. Si nous avions décidé de rester un peu plus en Grèce, je n’aurais pas ajouté une autre île des Cyclades, nous serions plus partis à la découverte d’une île dans l’Adriatique – Corfou certainement – et une ou deux régions de la Grèce continentale – les Météores c’est sûr et la ville de Thessalonique par exemple. Ces régions seront très certainement le prétexte pour retourner plus tard en Grèce, tout comme l'envie de retourner à Santorin, avec plus de budget, ne serait-ce que pour se baigner dans la piscine d’un hôtel donnant directement sur la caldera.


L’ÉTÉ EN GRÈCE

L’été en Grèce, il fait chaud, mais vraiment chaud. Du matin au soir, et du soir au matin. Avec un côté un peu plus agréable sur les îles, car il y a un peu de vent parfois, mais surtout la possibilité de se baigner. Athènes en juillet, par contre, c’est fou! On a bu des litres et des litres d’eau chacun. La climatisation est donc indispensable dans les logements, au risque de ne pas dormir.

L’été, c’est donc la haute-saison partout en Grèce. Il y a des flots et des flots de touristes partout, mais le pays étant rompu au tourisme de masse, cela se passe somme toute plutôt bien. Sur aucune des plages que nous avons fréquentées nous nous sommes étendus serviettes contre serviettes, nous avons toujours eu de la place dans les transports en commun… pas vraiment de problème donc, mise à part le coté hyper oppressant dans certains endroits hyper touristiques comme le village d’Oia à Santorin.


LA SUITE DU VOYAGE

Suite à la découverte d’un bon prix de billet d’avion il y a quelques mois, nous avions acheté les billets pour quitter la Crète vers la Roumanie. Le prix du billet d’avion était un bel incitatif, au moins autant que la volonté de découvrir un pays qui nous était totalement inconnu.

C’est depuis la Crète, vers la fin du séjour, que nous avons commencé à organiser notre voyage en Roumanie, tout en continuant d’organiser notre séjour en Crète. Un peu difficile de trouver le temps pour tout cela, mais là était la contrainte de notre voyage sans itinéraire planifié d’avance.

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