Hier soir, nous avons découvert Ghostly Kisses dans une formule symphonique à la Maison symphonique de Montréal. Une rencontre entre la dream pop du duo québécois et l’Orchestre FILMharmonique, qui nous a emportés dans un univers musical envoûtant.
Derrière Ghostly Kisses se trouvent la chanteuse et violoniste Margaux Sauvé et le compositeur et réalisateur Louis-Étienne Santais. Leur musique mêle dream pop, électro-pop et mélancolie dans des compositions aériennes, presque irréelles. La voix de Margaux, aiguë, soufflée et délicate, semble parfois flotter au-dessus des mélodies. Mais avec l’orchestre, elle se retrouve aussi régulièrement noyée sous les arrangements, au point que les paroles deviennent difficiles à distinguer. Le résultat reste néanmoins très beau, porté par l’ampleur des cordes et la richesse des sonorités.
Derrière Ghostly Kisses se trouvent la chanteuse et violoniste Margaux Sauvé et le compositeur et réalisateur Louis-Étienne Santais. Leur musique mêle dream pop, électro-pop et mélancolie dans des compositions aériennes, presque irréelles. La voix de Margaux, aiguë, soufflée et délicate, semble parfois flotter au-dessus des mélodies. Mais avec l’orchestre, elle se retrouve aussi régulièrement noyée sous les arrangements, au point que les paroles deviennent difficiles à distinguer. Le résultat reste néanmoins très beau, porté par l’ampleur des cordes et la richesse des sonorités.
Vêtue d’une très jolie robe noire, la chanteuse occupe la scène par sa seule présence, presque immobile et suspendue à son micro. Dans son dos, le chef d’orchestre Francis Choinière déborde d’énergie et dirige les musiciens avec des gestes amples. Le contraste entre la chanteuse, presque immobile devant son micro, et le chef, qui vit chaque note avec tout son corps, illustre deux façons bien différentes d’habiter la musique.
Sur les 18 chansons interprétées, une seule était en français, alors que la chanteuse, le pianiste et le bassiste sont francophones. C’est d’ailleurs lors d’un morceau réunissant ces trois musiciens, sans la même ampleur orchestrale, que nous avons le mieux entendu la voix et les paroles. Au rappel, Margaux Sauvé a également pris son propre violon pour un joli moment musical.
L’Orchestre FILMharmonique, basé à Montréal, est habitué aux rencontres entre musique classique, cinéma et répertoires contemporains. Il est dirigé ici par Francis Choinière, un jeune chef qui est aussi pianiste, compositeur et producteur de concerts. Une anecdote nous a d’ailleurs fait sourire : à l’entracte, nous avons cru l’apercevoir, avant de réaliser qu’il avait un frère jumeau ! Nicholas Choinière travaille lui aussi dans la production de spectacles. Les deux frères ont cofondé GFN Productions en 2018 avec Gabriel Felcarek, une entreprise qui produit notamment des concerts symphoniques et collabore étroitement avec FILMharmonique. Les jumeaux sont donc également partenaires professionnels, et pas seulement deux visages qui se ressemblent !
Cette soirée était l’occasion de découvrir un groupe que nous ne connaissions pas, dans le cadre exceptionnel de la Maison symphonique. Les arrangements orchestraux donnent une nouvelle dimension à la musique de Ghostly Kisses, même si nous aurions aimé que la voix prenne parfois un peu plus le dessus. Deux dates seulement étaient proposées pour cette version symphonique : une à Québec, le 9 octobre, et celle de Montréal, le 16 octobre. Aucune autre représentation n’est annoncée pour le moment mais les autres collaborations de FILMharmonique sont nombreuses : Louis-Jean Cormier ce soir, plusieurs films Disney (Tim Burton : l'Étrange Noël de Monsieur Jack, Ratatouille...)... il y en a pour tous les goûts!



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