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Les Quatre Saisons : de Vivaldi à Dompierre

Les Quatre Saisons : de Vivaldi à Dompierre

Vendredi soir, la Maison symphonique de Montréal accueillait Les Quatre Saisons : de Vivaldi à Dompierre, un concert réunissant trois œuvres inspirées par les saisons et trois univers musicaux différents.


La violoniste Isabella d’Éloize Perron, âgée de 26 ans, était la soliste de cette soirée. Elle était accompagnée par l’Orchestre FILMharmonique, sous la direction de Francis Choinière. Le programme, d’une durée d’environ 1 h 55 avec entracte, proposait Les Quatre Saisons d’Antonio Vivaldi, Les Quatre Saisons de Buenos Aires d’Astor Piazzolla et Les Quatre Saisons du Québec de François Dompierre.

Isabella d’Éloize Perron a commencé le violon très jeune et s’est rapidement fait remarquer comme jeune soliste. Son parcours l’a menée sur plusieurs scènes au Canada, aux États-Unis et en Europe. En 2024, elle s’est notamment produite au Carnegie Hall de New York.

Pour cette soirée, elle jouait sur un violon Guadagnini datant de 1768, prêté par CANIMEX. Un instrument de plus de 250 ans! Et c’est véritablement en la regardant jouer que l’on comprend le sens du mot « virtuose ». Sa technique est remarquable, notamment dans les passages rapides de Vivaldi et dans les rythmes plus complexes de Piazzolla. Elle maîtrise son instrument avec une grande précision et une belle présence sur scène. Elle était aussi vêtue de trois tenues élégantes qui la mettaient en valeur et accompagnaient les différentes parties du programme.


La première partie était consacrée aux célèbres Quatre Saisons de Vivaldi. Cette œuvre du début du XVIIIe siècle demeure l’une des plus connues du répertoire classique. Elle permettait ici de mettre en évidence la virtuosité de la soliste ainsi que le travail de l’Orchestre FILMharmonique dirigé par Francis Choinière.

La deuxième partie proposait Les Quatre Saisons de Buenos Aires d’Astor Piazzolla, composées entre 1965 et 1970. On passait alors du baroque italien à l’univers du tango argentin. Le contraste avec Vivaldi était très marqué, tout en conservant le même fil conducteur : les quatre saisons.

Puis place à François Dompierre et à ses Quatre Saisons du Québec. Né en 1943, François Dompierre est le seul compositeur contemporain des trois œuvres présentées. Il était d’ailleurs présent dans la salle et est venu lui-même introduire sa partie du programme. Il a raconté qu’on lui avait demandé, il y a environ un an, de composer Les Quatre Saisons du Québec. Il a accepté le défi et a créé une œuvre inspirée de notre environnement, de notre culture et de notre réalité québécoise.


La soirée permettait ainsi de découvrir trois compositions, trois époques et trois façons d’aborder un même thème.

Nous avons beaucoup apprécié la soirée, autant pour la qualité de l’interprétation que pour le cadre de la Maison symphonique, qui se prête particulièrement bien à ce type de concert. L’Orchestre FILMharmonique et son chef, Francis Choinière, ont accompagné la soliste avec une belle cohésion.

Le spectacle sera présenté encore deux fois à Montréal en novembre. Une belle occasion pour ceux qui n’ont pas encore découvert cette rencontre entre Vivaldi, Piazzolla et Dompierre de voir ces trois visions des saisons réunies sur une même scène.


À la Maison symphonique de la Place des Arts
les 11 septembre, 6 et 7 novembre 2026
Billets de 59,49$ à 149,49$

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