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World Press Photo 2026

World Press Photo 2026

Hier soir, nous étions invités au lancement de la 19e édition de l’Expo World Press Photo Montréal, au Marché Bonsecours. Et une fois encore, l’exposition est profondément émouvante. Elle se poursuit jusqu’au 12 octobre et propose, à travers le photojournalisme, un regard à la fois politique et social sur notre époque.


Parmi les images qui m’ont le plus marquée, celles de Gaza, forcément, mais aussi le portrait d’une ancienne danseuse devenue anorexique, les éléphants abattus au Zimbabwe parce qu’ils sont considérés comme trop nombreux, ou encore cette femme âgée dans une maison de retraite qui échange avec un robot social conçu pour lutter contre la solitude. Quatre histoires très différentes, mais qui posent toutes, à leur manière, de grandes questions sur notre monde : la guerre, la maladie, notre rapport à la nature, le vieillissement et la place grandissante de la technologie dans nos vies.


C’est aussi ce qui fait la force du World Press Photo : derrière les grands enjeux, il y a toujours des personnes. On ne regarde pas seulement une actualité lointaine, on rencontre des destins, des fragilités, des injustices. À l’heure où nous sommes bombardés d’images chaque jour, certaines réussissent encore à nous arrêter.


Cette édition présente 147 photographies, sélectionnées parmi plus de 57 000 images provenant de 141 pays. Et il faut absolument monter à l’étage pour découvrir les expositions satellites, qui donnent notamment une belle place à la photographie québécoise.

On y trouve entre autres « Jacques Nadeau à la une! », un hommage au grand photographe du Devoir, disparu en décembre dernier. Né en 1953, Jacques Nadeau avait commencé sa carrière à La Presse canadienne avant de rejoindre Le Devoir en 1990, où il a photographié pendant plus de trente ans les grands moments de notre histoire politique et sociale. L’exposition permet de replonger dans cette mémoire visuelle du Québec, de René Lévesque à Justin Trudeau.


J’ai également beaucoup aimé découvrir les travaux de la relève présentés à l’étage. Ils rappellent que le photojournalisme n’est pas seulement là pour témoigner des catastrophes : il peut aussi parler d’identité, de société, de mémoire et d’humanité.


Bref, une exposition à voir, mais surtout à prendre le temps de regarder. Certaines images sont difficiles. D’autres sont magnifiques. Plusieurs restent longtemps en tête.

au Marché Bonsecours, 325 rue de la Commune Est
Jusqu’au 12 octobre 2026
Billets 16,50 $ + taxes, tarif réduit 13,50 $ + taxes, gratuit pour les 10 ans et moins.

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