Nous avons assisté hier soir à Carmen à l’Opéra de Montréal, une production qui nous a profondément marqués par sa qualité. Les voix étaient superbes, puissantes et nuancées, portées par une distribution solide qui a su rendre toute la tension dramatique de l’œuvre.
Crédit photo: Vivien Gaumand et l’Opéra de Montréal
Les décors et la mise en scène étaient particulièrement réussis, immersifs sans être surchargés, mettant en valeur l’intensité des scènes. Mention spéciale aux moments avec les chœurs, d’une grande richesse visuelle et sonore. Les Petits chanteurs de Laval, qui incarnent les enfants de la ville, apportent une fraîcheur et une énergie communicative à cette œuvre emblématique. Impressionnant aussi de voir le nombre d’artistes sur scène — une centaine environ — sans compter l’orchestre dans la fosse.
Le spectacle dure 3 heures, incluant un entracte de 25 minutes. Il est chanté en français et sur-titré en français et en anglais, ce qui permet de suivre facilement l’intrigue. Dans la fosse, l’orchestre est dirigé par le chef Jean-Marie Zeitouni, dont la direction précise et sensible soutient efficacement les chanteurs tout en faisant ressortir la richesse de la partition de Bizet. On réalise aussi à quel point cette œuvre fait partie de la culture populaire : plusieurs airs sont immédiatement reconnaissables, comme le prélude, le célèbre Toreador ou encore la Habanera ("L’amour est un oiseau rebelle").
Crédit photo: Vivien Gaumand et l’Opéra de Montréal
Carmen raconte l’histoire d’une femme libre et indépendante qui séduit Don José, un soldat prêt à tout abandonner pour elle. Leur relation passionnée bascule peu à peu dans la jalousie et la violence, jusqu’à une issue tragique. En parallèle, le toréador Escamillo entre en scène et attise encore davantage les tensions.
Georges Bizet compose Carmen en 1875, peu avant sa mort, sans se douter que l’opéra deviendrait l’un des plus célèbres du répertoire. Avec nos yeux d’aujourd’hui, il est toutefois difficile de ne pas voir dans le dénouement de l’histoire davantage un féminicide qu’un simple crime passionnel, ce qui donne à l’œuvre une résonance contemporaine troublante.
Pour celles et ceux qui souhaitent découvrir ou redécouvrir cette production, plusieurs représentations sont prévues à la Salle Wilfrid-Pelletier jusqu'au 12 mai 2026. Et sachez qu'une promotion est actuellement en cours : jusqu’à 40 % de rabais sur les billets solo avec le code SOLOCARMEN!



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