mercredi 22 mars 2017

Guatemala - étape5 - Rio Dulce & Livingston

Notre séjour à Tikal et Flores aura été court mais vraiment enrichissant. Il est temps maintenant de partir pour la dernière étape de notre voyage : Rio Dulce & Livingston.

Nous avons pris un bus depuis Santa-Elena, ville jouxtant Flores, jusqu'à Rio Dulce. 3,5 heures de route, dans la forêt, avec de nombreux virages... bonjour le mal de cœur!
Nous passons une première nuit à Rio Dulce même, dans un hôtel au bord du lac, hôtel qui accueille beaucoup de marins en escale. Donc partout autour de nous, voiliers et bateaux à moteur. Un vrai dépaysement par rapport à la jungle de Tikal!
La ville de Rio Dulce n'ayant rien d'intéressant à offrir, nous prenons enfin un peu de temps pour nous reposer autour de la piscine. Ici, on est presque sur la côte Caraïbe, alors il fait bien chaud.
C'est dans cet hôtel que nous passerons la St-Sylvestre et verrons les locaux allumer des dizaines de pétards ou mini feux-d'artifice pour célébrer 2017.
Le lendemain matin, nous prenons une lancha collective (il n'y a aucune route dans la jungle) pour nous rendre à notre prochain hébergement : Finca Tatin. Sur la rivière Rio Dulce, qui rejoint le lac Izabal à la mer des Caraïbes, quelques minuscules îles et des habitations sur les rives.
Après une heure de lancha, on nous dépose à notre hôtel Finca Tatin. Installé sur la rive d'un affluent du Rio Dulce, l'hôtel est fait de bois, de hamacs et d'une grande dose de convivialité. Ici les backpackers côtoient les touristes traditionnels, et on parle toutes les langues du monde au souper collectif! Pas d'internet, mais des gens qui relaxent et discutent ensemble... les vacances quoi!
Nous avions pris une cabine privée (car nous étions 4). Ce n'est pas le luxe, mais il y a l'essentiel : des moustiquaires! Comme il n'y a pas d'électricité, le groupe électrogène est actif en journée mais arrêté à 22h chaque soir. La nuit, c'est le système solaire qui alimente quelques lampes LED dans les habitations pour pouvoir gérer les besoins les plus urgents...
Le meilleur moyen pour explorer le coin, c'est de naviguer. Alors Take a Kayak! 3 heures d'efforts pour aller admirer les rives sauvages du Rio Dulce et prendre un gentil coup de soleil. Pour se remettre de nos émotions, bonne baignade au retour dans la rivière.
Après une nuit assez spéciale où l'on a expérimenté le noir le plus total (absolument aucune pollution lumineuse) et les bruits d'animaux inconnus, nous voilà prêts pour notre excursion du jour : découvrir la ville de Livingston.
Nous prenons donc une lancha privée de notre hôtel pour nous rendre à Livingston. 40 minutes de trajet sur le Rio Dulce, qui se rétrécit et devient une sorte de canyon à un endroit.
Livingston est une petite ville portuaire située à l'embouchure du Rio Dulce et sur la baie d'Amatique, mer des Caraïbes. Cette ville totalement isolée n'a aucune route qui la relie au reste du pays. Les bateaux, plus ou moins en bon état, sont donc nombreux sur le rivage.
Livingston rayonne par sa diversité : Mayas, Indiens, Latinos et Garifunas se partagent les rues colorées. Mais ce sont les Garifunas qui donnent cette touche spéciale à la ville.
L'histoire des Garifunas est tout simplement incroyable. Au 17e siècle, des bateaux espagnols en route vers leurs colonies coulent, avec à bord des esclaves ouest-africains. Les passagers rescapés s'installent sur l'île de St-Vincent, la plus proche. Au cours de ces années passées là, ils s'adaptent et créent une nouvelle culture. Fin 18e siècle, les colonisateurs anglais rencontrant leur résistance décident de déporter une bonne partie d'entre eux vers Roatan, au large du Honduras. De cette île paradisiaque, les Garifunas se dispersent dans la région, du Belize au Nicaragua, en passant par le Guatemala.
La ville n'est pas très grande, mais est plutôt animée. Des touristes déambulent et s'attardent devant les échoppes qui vendent de l'artisanat et mangent les spécialités locales.

Ci-dessous, des rues typiques, un lavoir communal et une procession catholique.
Malheureusement, la ville de Livingston n'offre pas de plage proche du centre. Nous avons donc pris un taxi pour un petit trajet de 10 minutes, pour nous rentre à la Playa Quehueche. Après la taxi, il faut traverser un pont suspendu, et longer une mince plage très sale et quelques habitations traditionnelles.
La plage Quehueche est certes petite, mais bien entretenue : absolument aucun déchet sur la plage. Tout proche, un bar-restaurant bien pratique. Bien qu'elle ne soit pas paradisiaque, cette plage permet tout de même de prendre un bon bain de mer et de se laisser bronzer quelques instants.
Pour repartir, taxi jusqu'au port, et lancha privée jusqu'à Finca Tatin. Avec le soleil couchant, la jungle épaisse se reflète davantage dans les eaux du Rio Dulce. On croise quelques pêcheurs et des enfants qui se baladent en chaloupe. C'est juste magnifique!
Cette étape était totalement dépaysante par rapport au reste de notre voyage. La jungle, la nature, les déplacements en lancha, la culture unique de Livingston font de cette région une étape importante pour les visiteurs de ce beau pays.

Une dernière nuit à Finca Tatin et nous quittons notre jungle pour rejoindre Rio Dulce, d'où nous prendrons un bus qui nous conduit à Guatemala City. 5 heures de route dans un bus bondé, plaisir garanti!
Nous prendrons notre vol retour vers Montréal le lendemain matin. Un bilan et des conseils suivront sous peu sur le blog!

Frank ;-)

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