vendredi 17 février 2017

Ne m'oublie pas au Théâtre Jean Duceppe

Hier soir avait lieu la première de Ne m'oublie pas au Théâtre Jean Duceppe, une très belle pièce écrite par l'auteur contemporain australien Tom Holloway.
On découvre - en tout cas pour ma part - la triste histoire des «British Home Children» : plus de 3 000 enfants anglais qui ont été envoyés entre 1945 et 1968 en Australie alors que celle-ci recrutait une immigration européenne blanche.

Dans Ne m'oublie pas, Gerry découvre son passé et ses racines en Angleterre, à Liverpool. Il avait 4 ans lorsqu'il a été arraché à sa mère. Jeune mère monoparentale, le curé a estimé qu'il valait mieux faire placer l'enfant... Imaginez le traumatisme pour George (devenu Gerry en Australie) et pour Mary, sa mère qui ne cesse de répéter «Je suis rentrée du travail et tu étais parti».
 
Crédit photo : Caroline Laberge 

Mais tous les enfants orphelins ou arrachés à leurs familles n'ont pas eu une meilleure vie pour autant : si certains ont en été adoptés par des familles aimantes, d'autres comme Gerry ont été placés en orphelinats et en foyers où ils ont subi maltraitances et abus puis ont servi de main d’œuvre pas chère dans des fermes par exemple.

À 54 ans, Jerry est un homme cassé que sa fille Sally a du mal à soutenir et Mary a passé 50 ans à l'attendre. Une triste histoire inspirée de faits réels...
Marie-Ève Milot et François Papineau dans la pièce « Ne m'oublie pas »
Crédit photo : Caroline Laberge 

Sur scène, les personnages ont du mal à se dire ce qu'ils ressentent réellement et on ressent toute la douleur et une forte tension pendant l'1h30 que dure la pièce sans entracte. 

Mon seul regret est le fait que les acteurs parlent en joual, alors là, franchement je dis non! Les personnages sont australiens, alors pourquoi «sacrer en crisse» et parler québécois?...

C'est quoi qu'il en soit une pièce coup de poing et il est bon de savoir que 100 000 enfants anglais auraient été également envoyés au Canada. Le grand-père de Gilles Duceppe était l'un de ces enfants, voilà pourquoi la famille Duceppe tenait tout particulièrement à présenter cette pièce.


Ne m'oublie pas au Théâtre Jean Duceppe de la Place des Arts 
Du 15 février au 25 mars 2017
Billets de 54 à 60$

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