vendredi 10 octobre 2014

Grève à l'UQAM - jour 2

Hier, j'ai vécu mon deuxième jour de grève à l'UQAM car les discussions entre le syndicat et l'employeur n'avancent pas pour renégocier notre convention collective échue en mai 2012. 
Après une première journée de grève plutôt bon enfant le 3 septembre, le mouvement se durcit un peu et nous avions comme mot d'ordre pour cette deuxième journée de bloquer toutes les portes des entrées de l'UQAM dès 7h30.
Nous avons donc discuté avec professeurs, étudiants et passants pour leur expliquer nos revendications. La police est intervenue pour dégager l'entrée de l'université au niveau métro et la plupart des cours ont quand même été donnés. 
Certains étudiants étaient plus virulents que d'autres et forçaient carrément les lignes de piquetage, bousculant les employés.
Des lunchs nous étaient distribués à chaque porte et à partir de 14h15, nous nous sommes tous dirigés vers le jardin Sanguinet pour le mot de la fin par la présidente du syndicat. 
Je ne suis pas très optimiste pour la suite des événements à cause des compressions budgétaires annoncées en septembre par le gouvernement libéral qui grèvent de façon importante les budgets des universités.
Et puis après les négociations avec le personnel de soutien, il faudra que l'UQAM négocie aussi avec les professeurs et les chargés de cours...

4 commentaires:

Cynthia a dit...

Je suis de tout coeur avec vous, quand j'étais étudiante à Concordia j'étais dégoutée du manque d'égard aux conditions de travail et salariales du personnel de soutien quant on savait que le salaire du président de l'université se chiffrait en millions.

Marie a dit...

Par rapport au privé, à poste égal, nos conditions sont vraiment excellentes. Par contre les augmentations salariales proposées actuellement couvrent à peine le coût de la vie, sachant que les cotisations ne cessent d'augmenter...

L'UdeM a finalisé il y a 2 ans le dossier de l'équité salariale après presque 10 ans de travail et de négociation. Là, l'UQAM demande à ce qu'on retire tout simplement la demande en équité salariale ce qui n'est pas acceptable.

Anonyme a dit...

c'est vrai que vous etes gras-durs par rapport au privé, comme nous par exemple dans l'hotellerie jamais de congés pendant les jours feriés, 2 semaines de vacances par année jusqu'à 5 ans, puis une troisiéme semaine jusqu'à 15ans d'ancienneté, jamais de Noel en famille, des shift de travail tout croches, soir , matin ou nuit
pas de pension en fin de carriére, bref on ne compatit pas tellement avec vous

Marie a dit...

Oui, j'ai bien conscience de la chance qu'on a d'être "fonctionnaires" par rapport au privé.