jeudi 29 novembre 2012

Leonard Cohen en concert

Hier soir, nous sommes allés au concert de Léonard Cohen, au centre Bell de Montréal.
 
Ignorant que je suis, je ne connaissais cet artiste que de très très loin ("Hallelujah" et pas beaucoup plus). Mais Marie est une grande fan - elle écoutait les vieux vinyls de ses parents quand elle était ado - et je ne me suis pas fait prier pour aller le découvrir. Et puis découvrir un artiste de sa trempe en concert, que demander de mieux ?


Tout d'abord, il faut préciser que Léonard Cohen est un Montréalais (peut-être le Montréalais le plus connu après Céline Dion...), ce qui a expliqué un accueil triomphal du public dès que l'homme au chapeau a posé le pied sur la scène ! Une "standing ovation" impressionnante, qui met les frissons dans le dos.
C'est donc devant un public conquis, allant de 25 à 85 ans, que Monsieur Cohen a commencé son spectacle intimiste (autant qu'il est possible de faire au Centre Bell - 12 000 spectateurs).
Accompagné notamment de trois choristes talentueuses (Sharon Robinson et les Webb Sisters), d'un merveilleux violoniste (Alexandru Bublitchi) et d'un guitariste hors-pair (Javier Mars), l'artiste interprète ses grands succès (enfin, selon Marie) avec sa voix incomparable (baryton-basse selon Wiki). Pour oser une comparaison, c'est la voix de Gérard Darmon, mais sans l'air con qui va avec...
En somme, je suis ressorti du concert totalement conquis avec l'envie de réécouter les musiques et lire les textes (car c'est pas du Marie-Mai là, ce sont des poèmes).

Sachez que Léonard Cohen continue sa tournée en Amérique du Nord, et vous l'aurez compris, je vous invite vivement à aller écouter la divine parole !
Je vous laisse sur les paroles de Partisan, la chanson qui m'a le plus ému.

When they poured across the border
I was cautioned to surrender,
this I could not do;
I took my gun and vanished.
I have changed my name so often,
I've lost my wife and children
but I have many friends,
and some of them are with me.

An old woman gave us shelter,
kept us hidden in the garret,
then the soldiers came;
she died without a whisper.

There were three of us this morning
I'm the only one this evening
but I must go on;
the frontiers are my prison.

Oh, the wind, the wind is blowing,
through the graves the wind is blowing,
freedom soon will come;
then we'll come from the shadows.

Les Allemands étaient chez moi, (The Germans were at my home)
ils me dirent, "Signe toi," (They said, "Sign yourself,")
mais je n'ai pas peur; (But I am not afraid)
j'ai repris mon arme. (I have retaken my weapon.)

J'ai changé cent fois de nom, (I have changed names a hundred times)
j'ai perdu femme et enfants (I have lost wife and children)
mais j'ai tant d'amis; (But I have so many friends)
j'ai la France entière. (I have all of France)

Un vieil homme dans un grenier (An old man, in an attic)
pour la nuit nous a cachés, (Hid us for the night)
les Allemands l'ont pris; (The Germans captured him)
il est mort sans surprise. (He died without surprise.)

Oh, the wind, the wind is blowing,
through the graves the wind is blowing,
freedom soon will come;
then we'll come from the shadows.

By Frank ;-)

7 commentaires:

aurore a dit...

J'adore ! ça devait être énorme au centre Bell, merci pour la playlist !

Cynthia a dit...

Chanceux, ça devait être un beau spectacle, c'est un grand artiste qui a aussi écrit un roman un peu étrange mais passionnant.

Caro(line) a dit...

Mais Gréard est tout aussi formidable...dans son registre!! :P

Gwenaelle a dit...

Bel article Frank, tu devrais prendre plus souvent la plume :)

Marie a dit...

Cynthia : tu me donnes envie de lire le roman!

Gwenaelle : elle te plaît pas ma plume?!

Anne a dit...

Tout à fait d'accord avec Gwenaelle !

Gwenaelle a dit...

Si Marie, j'adore ta plume mais comme celle de Frank est plus rare, il faut la souligner ;)