jeudi 7 mars 2013

Cuba : Cayo Santa Maria

Une semaine de vacances dans le Sud en hiver ? REVIGORANT !

Nous avons quitté neige et températures négatives pour un bon 30 degrés à Cayo Santa Maria, Cuba.

Vu que l'idée était de se reposer en se réchauffant la couenne, nous avons choisi un hôtel tout inclus 5* avec un bon prix toutefois (vive les dernières minutes chez Voyages A Rabais).

L'hôtel Husa est un bel hôtel avec deux grandes piscines mais surtout une plage immense d'un sable très blanc et des eaux turquoise. La clientèle est presque exclusivement canadienne, et avec une bonne proportion de Québécois.

Bref, il a fait chaud, il a fait beau. On a fait piscine-bar-transat-buffet-plage-bar-piscine-buffet-dodo et on avait fait le tour au bout de 3 jours...
 
Alors nous sommes allés "visiter" le Pueblo La Estrella, à 5 min à pied de l'hôtel. Quelle ne fût pas notre surprise de découvrir que ce village n'avait rien d'un pueblo mais plutôt d'un centre d'achat touristique en plein air pour les nombreux touristes résidant dans les 10 hôtels de Cayo Santa Maria ! Bref, on a vu un village très propre, avec des boutiques, des restos, une boîte de nuit, un bowling etc mais aucun autochtone qui y vive ! DÉCEPTION !
Donc pour voir un peu de pays, nous avons acheté une excursion d'une journée en bus (et avons évité le spectacle de dauphins stressés).

Première étape : visite de l'ancienne sucrerie Marcelo Salado de Caibarién transformée en musée industriel. On apprend à quel point la culture et la transformation de la canne à sucre a pu être une activité économique importante à Cuba. Étant donné que la canne à sucre et le sucre ensuite étaient transportés en train (chemins de fer installés par les Américains lorsque Cuba était sous protectorat américain de 1898 à 1959), de nombreuses locomotives à vapeur y sont exposées. C'est d'ailleurs à bord d'un de ces vieux trains que nous nous sommes rendus à l'étape suivante : Remedios.
Remedios est une petite ville qui nous a semblé assez pauvre et qui a une particularité étonnante : c'est la seule ville de Cuba à avoir deux églises catholiques en son sein. Donc la visite de l'une d'elle s'impose puis direction Camajuani pour la visite d'une usine de fabrication de cigares cubains.

Malheureusement, les photos y sont interdites mais je vous ai trouvé une photo de professionnels sur le web. On y apprend que l'intérieur des cigares est composé de feuilles de tabac séchées pendant plusieurs mois au soleil tandis que la feuille du dessus a été séchée à l'abri du soleil pour qu'elle reste très souple. C'est assez intéressant de voir les employés manipuler agilement les cigares au son d'une dame qui lit le journal dans un micro. Le guide nous a expliqué ensuite que les employés devaient produire 100 cigares sur leurs 6 heures de travail par jour, pour un salaire de 80$/mois (30$ par mois étant le salaire moyen cubain).
Étape suivante : visite de Santa-Clara, chef-lieu de la province. Tout d'abord, arrêt au musée consacré à Che Guevara. On y voit notamment de nombreux objets lui ayant appartenu lors de la révolution cubaine. On profite de l'occasion pour se prosterner au mausolée qui est consacré au Commandante !
Ensuite, nous avons pris la direction du centre-ville, en visite libre. L'occasion de découvrir une architecture d'inspiration coloniale, néoclassique mais aussi postmoderniste. 
Sur notre chemin, nous avons croisé de nombreux enfants, des carioles tractées par des chevaux, de vieilles voitures américaines, de nombreux vélos et tricycles.
L'occasion aussi d'observer les Cubains. Et ce qui nous a frappé le plus, c'est de voir la variété des couleurs de peau. En effet, on croise des Cubains de type hispanique (Cuba fut une colonie espagnole durant 4 siècles), d'autres de type causasien (immigration européenne principalement), d'autres de couleur noire (la traite des esclaves n'a pas épargné l'archipel) et enfin pas mal de métis (notamment des mulâtres). Bref, une joyeuse diversité, souvent des sourires sur les visages malgré les conditions de vie qui semblent plus que précaires.
En somme, une semaine dans le Sud c'est parfait pour déconnecter et recharger les batteries avant de reprendre le travail (et la garderie).

By Frank ;-)

1 commentaire:

  1. Ah ben vous savez quoi, ça me plaît déjà plus que ce que j'en entends d'habitude, c'est à dire: plage soleil et bars. J'aime l'idée d'aller visiter les gens directement dans leur milieu de vie... ce que les Québécois ne font pas d'habitude. Qu'elle belle idée! Merci pour le beau billet! Ça me donne déjà plus envie d'y aller

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