vendredi 29 janvier 2016

Otello à l'Opéra de Montréal

L'Opéra de Montréal proposera à partir de demain le 3ème opéra de la saison: Otello, de Verdi.
Invité à la Première tout comme des centaines d'étudiants du secondaire ou collégial (professeurs, les renseignements pour vos étudiants ici), j'ai assisté à un drame lyrique magistral. 
L'argument? Otello, général de l'armée vénitienne, revient victorieux d'une guerre contre les Turcs. La foule entière est heureuse de ce retour, excepté deux personnes : Iago, vexé de ne pas avoir été promu lieutenant, et Roderigo, secrètement amoureux de Desdemona, la femme d'Otello. Dès lors, Iago n'a qu'une seule idée en tête : tuer Otello. C'est à travers un plan machiavélique où il manipulera Cassio, le nouveau lieutenant, puis Otello en suscitant sa jalousie, qu'il arrivera à ses fins. 
Ce qui est magique dans cet opéra inspiré de l’œuvre de Shakespeare, c'est le choc entre la bonté presque angélique de Desdemona, la rage d'Otello et la froideur calculatrice d'Iago. On assiste à des montagnes russes d'émotions jusqu'à la dernière minute, émotions parfaitement véhiculées par les chants du ténor Kristian Benedikt (Otello), du baryton Aris Argiris (Iago) mais surtout Hiromi Omura (Desdemona). Cette soprano japonaise incarne à la perfection son personnage avec une voix à la fois puissante et cristalline. Elle avait d'ailleurs déjà fait chavirer Marie dans l'opéra Turandot en 2014.
Quant à la musique de Verdi, elle est totalement au service de cet enchainement d'émotions. À noter que l'Orchestre symphonique de Montréal est dirigé par une femme, Keri-Lynn Wilson, rareté qui mérite la mention.
Otello
Opéra de Montréal
Du 30 janvier au 6 février 2016
Billetterie ici

By Frank ;-)

*Invitation médias
*Crédits photos : Yves Renaud

jeudi 28 janvier 2016

"Je ris donc je suis" - soirées d'humour à La Taverne Jarry

La semaine dernière, j'ai eu le plaisir de découvrir les soirées Je ris donc je suis à la Taverne Jarry.
Juste à la sortie de la station Jarry, ce bar de quartier est une institution depuis plus de 50 ans. À la Taverne Jarry, on peut y aller pour boire une bière mais aussi pour voir entre amis les matchs des Canadiens, venir assister à des concerts et depuis le mois de septembre y découvrir une fois par mois des humoristes de la relève lors des soirées "Je ris donc je suis".
La soirée commence à 20h mais mieux vaut arriver plus tôt pour être bien placé car à seulement 7$ l'entrée, la salle se remplit vite.
Et puis de 17h30 à 20h30, le Café de la Taverne Jarry propose des valeurs sûres comme l'excellente soupe à l'oignon gratinée maison qu'il serait dommage de ne pas goûter... sans oublier le verre de bière à 2,50$!
Les soirées "Je ris donc je suis" sont une initiative de Serge Yvan Bourque, un sympathique et enthousiaste artiste diplômé de l'École de l'humour en 2012.
C'est également lui qui anime la soirée et présente les humoristes, Beaucoup viennent comme lui de l'École de l'humour et parfois même de la même promo comme Rabii Rammal.
Je suis une fan de Rabii qui écrivait des chroniques pour Urbania et maintenant pour La Presse+ et c'est avec bonheur que je l'ai découvert sur scène.
Mais mon coup de cœur de la soirée aura été Guillaume Pineault, drôle et touchant à la fois lorsqu'il raconte sa récente rupture et sa recherche de l'amour sur Tinder and co. Une belle présence et une belle personne à suivre. 
6 artistes défilent sur scène pendant 2 heures et les prestations sont forcément inégales mais on se rend compte qu'on n'a pas toujours le même humour que son voisin et c'est très bien comme ça.
Une serveuse "philosophe", un faux-ventriloque, une future maman qui jase enfants, un Serge Yvan tout jeune papa, les thèmes abordés pendant la soirée était variés et chacun y trouve son compte.
On apprécie aussi la présence de 2 femmes humoristes dans ce milieu qui est encore très masculin.
Bref, on passe une très bonne soirée de rire dans Villeray, on se sent rapidement comme à la maison et on se surprend à discuter avec ses voisins entre 2 numéros. Et si vous avez du mal à quitter la place, vous pouvez tout de suite acheter votre billet pour la prochaine soirée "Je ris donc je suis" à 5$ au lieu de 7$.
La prochaine aura lieu le 10 février, c'est un rendez-vous!

mercredi 27 janvier 2016

Hôtel de glace de Québec

La ville de Québec et sa région sont une destination de choix en hiver. Nous avons donc profité d'une fin de semaine pour nous y rendre, notamment pour visiter le célèbre hôtel de glace, l'unique hôtel de ce genre en Amérique!

Situé sur l'ancien domaine du jardin zoologique à 15 minutes du Vieux-Québec, l'hôtel n'abrite pas moins de 44 chambres et suites, 1 immense bar de glace avec 3 sections, une glissade intérieure et une glissade extérieure, 1 chapelle, 1 cabane à sucre, mais aussi toutes les commodités pour les courageux qui y séjournent dont des spas et saunas. Tout proche de l'hôtel, un pavillon "en dur" abrite le celsius café, des toilettes et les vestiaires.

Visite guidée!
L'environnement de l'hôtel est très beau.
La chapelle, un cadre magnifique pour celles qui sont prêtes à se marier en bottes de neige... Les forfaits mariage commencent à 2 400$.
La cabane à sucre.
Le sublime bar Neige, avec son pommier et ses fruits sculptés.
Le bar Amarula, dans une ambiance plus africaine.
Le troisième bar et le hall d'entrée avec de magnifiques sculptures. Le thème de cette année étant la rivière, on est plongé ici dans les méandres d'une rivière souterraine.
La longue glissade intérieure, que nous avons testée en famille! Liam, bien sûr, à plusieurs reprises...
Suite sur le thème de l'ours.
Certaines chambres sont équipées de foyer... cela m'intrigue quelque peu!
Chambre castor, hippopotame et un ski-doo de glace.
Une chambre disco?

Vous voulez y dormir? Comptez au minimum 200$/personne par nuit, cocktail de bienvenue, sac de couchage, accès au spa et petit déjeuner inclus. Si votre porte-feuille vous le permet, des forfaits plus luxueux combinant activités, repas et spa privé.

La visite de l'hôtel de glace est vraiment exceptionnelle. Je comprends pourquoi de nombreux touristes s'y précipitent, et ce malgré le tarif élevé (18.25$ par adulte).
Jusqu'au 28 mars 2016
Forfaits ici



By Frank ;-)

mardi 26 janvier 2016

Maison Théâtre - Les Malpeignés

Liam et moi avons eu le plaisir d'être invités à La Maison Théâtre pour voir une pièce pour enfants : Les Malpeignés.
malpeignes
Cette pièce s'adresse aux enfants de 6 à 9 ans et dure 1 heure. L'histoire parle d'un jeune roi qui tyrannise ses sujets en dictant sa loi et en leur imposant des sanctions farfelues. En fait, ce jeune tyran est très malade et il agit ainsi pour mettre l'amitié de ses compagnons à l'épreuve mais il finira par comprendre le sens de l'amitié avant de mourir.

Le thème de la mort, pas facile à aborder avec des enfants, est traité très subtilement. On s'attache rapidement aux personnages qui apprennent petit à petit à s'affirmer au sein de leur groupe d'amis et qui ont chacun des rêves, un humour et une personnalité bien à eux. Même si la forme plaît particulièrement aux enfants, le fond ravit également les parents.

L'auteure des Malpeignés est Lauriane Derouin, la jeune lauréate de la 9ème édition du concours Le théâtre jeune public et la relève organisé par la Maison Théâtre, l’Option-Théâtre du collège Lionel-Groulx et le Centre des auteurs dramatiques. Les acteurs viennent du  Collège Lionel-Groulx, ce sont des finissants en Interprétation théâtrale qui étaient très convaincants sur scène.

Si cette pièce ne se joue plus pour l'instant, j'ai été charmée par la programmation de la Maison Théâtre qui propose des pièces pour les enfants de tous âges : de 18 mois à 12 ans et + à un prix très abordable. Et puis si vous arrivez un peu avant la pièce, votre enfant sera ravi de découvrir les nombreux livres proposés à la lecture en attendant!

245, rue Ontario Est - Montréal
Billets de 13$ à 20$ 

lundi 25 janvier 2016

Café gourmand Nespresso

Au mois de décembre, je vous parlais du concours café gourmand Nespresso, eh bien, ça y est, j'ai eu le plaisir de le déguster à la boutique-café Nespresso du centre-ville.
Jusqu'au 14 février 2016, il est possible de le commander dans les restaurants partenaires sélectionnés par Nespresso à Montréal et Québec : Auberge St-Antoine, Europea, Europea Espace Boutique, Brasserie Beaver Hall, Birks Café, La Palette Gourmande, Le Restaurant de l'Institut, Graziella, L'Auberge sur la route et Laurie Raphaël.

J'ai adoré ces 2 mignardises très originales et complémentaires, La fève et le grain et Zeste de figue. La première est une coque en chocolat noir remplie d'une mousse au chocolat café, d'une panna cotta au café tonka et d'une gelée de griottes tandis que la deuxième est une dacquoise aux amandes avec mousse à l'orange, caramel aux figues, crumble aux épices, écorce d'orange confite, gelée à l'orange et figue fraîche.

Par contre, pour être franche, ce sont des bouchées, elles accompagnent parfaitement le café mais on reste sur sa faim. Ce n'est pas encore une alternative au dessert mais ça permet de terminer le repas sur une jolie touche sucrée.

dimanche 24 janvier 2016

Broadway II au Cabaret du Casino de Montréal

Le groupe Bazz signe un nouveau spectacle, intitulé Broadway II, pour le Cabaret du Casino de Montréal, la suite de The best of Broadway I qui a eu un énorme succès au Canada et à Las Vegas. Ce show plaira à tous les amateurs de comédies musicales car il reprend pas moins de 40 chansons extraites de 21 spectacles à succès dont Cabaret, Starmania, Priscilla queen of the desert, Fame
Sur scène, une troupe de 20 artistes polyvalents enchaîne les tableaux à un rythme effréné sur la musique live d’un excellent orchestre.

Par rapport aux précédents spectacles vus au Cabaret du Casino de Montréal (Cabaret burlesque et Forever Michael), la lumière est mise sur 4 chanteurs vedettes et non 2, cela répond parfaitement à la nécessité de s’adapter aux différents styles de toutes ces comédies musicales.

J’ai particulièrement aimé les reprises de Cabaret et Chicago, la mise en scène était réglée au cordeau et le chant impeccable. C’est sûr que ce style de comédies musicales est celui que je préfère, Don Juan ou Les Misérables étant un peu moins ma tasse de thé... Comme il y a de nombreux styles et de plusieurs époques, chacun y trouvera son bonheur.
Il est à noter également que plusieurs comédies musicales francophones sont mises à l’honneur, ce qui semble avoir été très apprécié par le public. Starmania et Les parapluies de Cherbourg par exemple ont été très applaudis, il faut dire que les interprétations de Tamara Dupuis et Nancy Fortin étaient magistrales.

On ressort de ce spectacle étourdis par toute cette belle énergie déployée, on s’est même surpris à danser sur les standards repris dans Priscilla queen of the desert : I will survive, It’s raining men… Bravo à toute l’équipe!

Broadway II
Cabaret du Casino de Montréal
Jusqu’au 26 mars 2016
Billets 69,50$ et 79,50$ 


By Frank ;-)

 * Invitation médias et photos Cabaret du Casino de Montréal

vendredi 22 janvier 2016

Bilan de mes lectures 2015

Janvier, c'est le temps de faire le bilan de mes lectures de l'année écoulée. 60 livres lus cette année, exactement le même nombre que l'année précédente, et voici ceux qui m'ont le plus marquée :

1/ L'orangeraie de Larry Tremblay
Le seul livre de ma sélection écrit par un québécois... Un texte qui fait cruellement écho à l'actualité : Amed et Aziz sont jumeaux dans un pays en guerre et leurs grands-parents viennent d'être tués dans le bombardement de leur maison. L'un des 2 devra être utilisé comme bombe humaine pour sauver son pays, venger sa famille et être envoyé au paradis. Un livre terriblement actuel qui nous maintient en haleine du début à la fin, vraiment superbe. Ce livre a d'ailleurs obtenu en 2014 le Prix des libraires du Québec et en 2015 le Prix littéraire des collégiens.

2/ Le livre des Baltimore de Joël Dicker 

J'ai lu avec plaisir en juillet La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert (écrit en 2012 et vendu à plus de 3 millions d'exemplaires)

mais c'est en novembre que je me suis régalée avec le dernier roman de Joël Dicker : Le Livre des Baltimore. Cet auteur suisse de tout juste 30 ans a un vrai talent pour nous embarquer dans de sombres histoires. 


On retrouve ici Marcus Goldman, le héros de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, qui décide d’écrire sur l'histoire tragique de sa propre famille. Rivalités, jalousie, adultère, secrets de famille, on ne s'ennuie pas et on vit rebondissements et retournements de situations jusqu'à la fin des 700 pages que compte ce livre.


3/ Ce n'est pas toi que j'attendais de Fabien Toulmé
Dans ce livre illustré, Fabien raconte son histoire, celle que tout parent redoute de vivre : que son enfant naisse handicapé. C'est beau et violent à la fois et il faut beaucoup de courage et de franchise pour mettre sur papier le rejet qu'inspire de prime abord son enfant trisomique. Mais petit à petit l'amour s'installe et j'espère vraiment qu'il y aura une suite car on s'attache nous aussi à cette petite Louise qu'on aimerait voir grandir. 


4/ Hippocrate aux enfers : les médecins des camps de la mort de Michel Cymes
Bon, à première vue "Michel Cymes", médecin présentateur d'émissions médicales sur France Télévisions, n'était pas un argument pour que je lise ce livre. Mais le thème ne pouvait me laisser indifférente : les détenus utilisés comme cobayes humains par des médecins dans les camps de concentration lors de la Seconde guerre mondiale. C'est un sujet sensible relativement peu abordé et Michel Cymes a fait un remarquable travail de recherche documentaire qu'il nous partage avec beaucoup d'émotion. Sous couvert de faire avancer la science, des médecins se sont livrés à des expériences cruelles et inhumaines, un pan de l'histoire qu'il est possible de découvrir grâce notamment à des témoignages de rescapés et de bourreaux. Une lecture difficile mais essentielle.

5/ Michel Bussi

J'ai découvert cette année cet auteur de polars qui a réussi à me tenir en haleine. Tant et si bien que j'ai lu 3 de ses romans que je n'arrive pas à départager : 
  • Maman a tort : Malone, 3 ans affirme que maman n'est pas sa vraie maman mais est-ce possible?...

  • Ne lâche pas ma main : un couple et leur fille sont en vacances à la Réunion. La femme disparaît et le mari soupçonné de meurtre s'enfuit avec sa fille. Il ne faut pourtant pas trop vite se fier aux apparences... En plus du polar, c'est un livre qui donne terriblement envie de visiter la Réunion!

  • Gravé dans le sable : 20 ans après, une veuve de guerre tente de comprendre comment son mari est mort la veille du débarquement en Normandie. 



6/ Juste avant le bonheur et Pars avec lui d'Agnès Ledig

Agnès Ledig est une sage-femme française qui a eu la bonne idée de partager sa jolie plume, son style simple et efficace qui sait nous faire passer des émotions très justes et nous donne du baume au cœur. Lisez absolument ses 2 romans, c'est triste mais au final on ressent du pur bonheur!
Agnès Ledig a perdu il y a 10 ans son fils d'une leucémie et elle s'est admirablement resservi de ce qu'elle a pu ressentir dans ce livre où elle raconte l'histoire d'une jeune caissière monoparentale qui perd son fils victime d'un accident de voiture après un long coma. Les relations humaines sont douces et belles et on voit petit à petit les personnages réapprendre à vivre.

Dans Pars avec lui, un jeune pompier est gravement blessé en tentant de sauver un enfant. Longtemps hospitalisé, une jeune infirmière l'aide à surmonter cette épreuve et à reprendre goût à la vie. De nombreux personnages cabossés par la vie gravitent aussi autour de ce Roméo et de cette Juliette des temps modernes. Agnès Ledig sait faire vivre la lueur d'espoir dans ses livres, oui, malgré tout le bonheur est toujours possible...


J'espère vous avoir donné envie de lire certains de ces livres, et vous, quels sont les livres que vous me recommandez? 

jeudi 21 janvier 2016

Stephen Hough à la Maison symphonique de Montréal

Je vous propose quelque chose de différent là, tout de suite. Cliquez sur la vidéo ci-dessous pendant que vous lirez l'article. Du miel pour vos oreilles!
Lors de la soirée-bénéfice Ogilvy en fête au profit de la Fondation CHU Sainte-Justine, Marie avait gagné dans un Christmas cracker deux places pour le concert que je suis allé voir hier soir à la Maison symphonique de Montréal: Stephen Hough joue Beethoven

Malgré mes grandes lacunes en musique classique, j'adore aller écouter des concerts. Alors, aller écouter un pianiste de renommée mondiale accompagné par l'Orchestre Symphonique de Montréal, je bouillonnais d'impatience!

Je ne vous rappellerai pas à quel point la salle de la Maison symphonique est somptueuse, luxueuse, confortable et durable. Non, je ne le ferai pas, même si je serais bien tenté de vous parler de l'orgue immense qui l'orne ou encore de sa certification LEED...

Stephen Hough (avec l'accent britannique, ça donnerait presque "ouf") venait donc interpréter au piano Beethoven, concerto pour piano n°5 en mi bémol majeur, op. 73 «Empereur». Cette oeuvre magistrale de Beethoven a définitivement un caractère martial. Par moment, cors, trompettes, clarinettes, flûtes, hautbois et des dizaines de violons et bien sûr le piano jouent tous ensemble. C'est plein d'énergie, c'est impressionnant. Par contre, à d'autres moments, le piano est en solo, ou discrètement accompagné par l'orchestre. On est alors littéralement suspendus à la mélodie. On retient tous notre souffle, comme un seul homme. Que dire d'autre, à part que c'est magnifique, que c'est énergisant, et que c'est éblouissant d'admirer plus d'une cinquantaine de musiciens jouer tous ensemble, sous la direction d'un chef d'orchestre.
source: telegraph.co.uk

Après un tonnerre d'applaudissement et un bouquet de fleurs, Stephen Hough a quitté la salle et nous a laissé avec l'OSM pour une interprétation du poème symphonique Ainsi parlait Zarathoustra de Strauss, toujours sous la direction de David Zinman. 

L'introduction de cette pièce a été notamment rendue célèbre par le générique du film 2001, l'Odyssée de l'espace de Kubrick. Là encore, comment ne pas succomber? L'oeuvre est magnifique, on est séduit d'emblée par la richesse de l'orchestration, par les thèmes qui se succèdent les uns aux autres. C'est puissant, on est dans un cabriolet, à 150 km/h! On part en voyage les yeux fermés, mais les oreilles bien grandes ouvertes.
J'ai passé une merveilleuse soirée avec l'OSM. Je n'ai maintenant qu'une hâte, c'est d'y retourner! Et je vous invite (pour ceux qui ne l'ont jamais fait) à essayer au moins une fois. Pas besoin d'être mélomane ni même un spécialiste de la musique classique pour apprécier des œuvres aussi immenses.

By Frank ;-)

mercredi 20 janvier 2016

Pelléas et Mélisande au TNM

La pièce de théâtre Pelléas et Mélisande, est actuellement à l’affiche du Théâtre du Nouveau Monde. 
Cette pièce de 1893 du dramaturge belge Maurice Maeterlinck est un grand classique, une histoire d'amour intemporelle. Le prince Golaud, égaré dans la forêt, découvre au bord d’une fontaine une jeune femme en pleurs : Mélisande. Celle-ci est belle et mystérieuse et Golaud décide de l'épouser et de la ramener au château de sa famille, dans le royaume d'Allemonde. Là-bas, elle fait la connaissance de Pelléas, le demi-frère de Golaud, et une attirance se crée, rendant Golaud fou de jalousie.
Sophie Desmarais et Éric Robidoux deviennent amants sous nos yeux dans un passage chanté très rock. Car oui, si la pièce est classique, la mise en scène l'est beaucoup moins. Elle est même très aventureuse et fait grincer quelques dents dans la salle mais j'ai pour ma part adoré ce vent de nouveauté.
Christian Lapointe, le metteur en scène, n'a pas arrêté de nous surprendre : projection des visages des comédiens en très gros plan, château miniature filmé et projeté sur grand écran, textes proclamés au micro plutôt que joués, fils de Golaud marionnetisé, passage en français québécois ou avec une voix de castrat, jeu sur l'écho dans les bas-fonds du château, scène rejouée 2 fois dans 2 styles différents... On est constamment en attente d'une nouvelle trouvaille et on ne peut que saluer l'inventivité de cette mise en scène qui rend cette pièce classique au goût du jour avec quelques touches d'humour et de second degré bien appréciés.
Si vous aimez aller au théâtre et être surpris, c'est assurément la pièce à aller voir cette rentrée!

du 12 janvier au 6 février 2016
Billets de 26$ à 55$



* Invitation médias et crédit photos Yves Renaud

dimanche 17 janvier 2016

Que mange t'on au Mexique?

Quand on va au Mexique (et qu'on sort des resorts bien entendu), on ne sait pas vraiment quel sera le contenu de notre assiette. Autant vous le dire tout de suite, on a très bien mangé à Mexico City, c'était varié mais attention à ceux qui ne mangent pas épicé car de nombreux plats sont relevés.

Dans cet article, vous aurez peut-être une overdose de nourriture mais à 3 repas par jour (comme tout le monde ou presque) sur 8 jours, nous avons pu tester pas mal de spécialités.

La vie étant moins chère au Mexique, cela se ressent sur la facture. Il est possible de très bien manger au restaurant pour 10$ à 15$ par personne, boisson comprise.

Au Mexique, il fait souvent chaud, donc il faut penser à s'hydrater. Comme il faut varier les plaisirs et que l'eau purifiée c'est quand même un peu plate en vacances, nous avons testé différentes boissons : des bières locales, des jus de fruits frais, une boisson à base d'hibiscus, des mojitos, des margaritas, des cocktails à base de tequila ou de mezcal (cousin de la tequila). Verdict : nous sommes restés bien hydratés avec plaisir et à moindre coût.
Comme nous avions loué un appartement, nous pouvions nous faire à manger. Nous nous approvisionnions dans les marchés locaux, auprès des vendeurs de rue mais aussi au supermarché tout proche. Le supermarché s'est révélé assez cher, avec des prix quasi-canadiens, mais c'est aussi un bon endroit pour découvrir le maximum de spécialités locales.

De nombreuses choses resteront des mystères, mais nous avons découvert des fruits et légumes que nous ne connaissions pas tels que le tejocote du nahuatl (aubépine du Mexique) qui se consomme principalement dans le punch, ou encore le cactus que l'on doit cuire avant de déguster.
Parmi les spécialités mexicaines que tout le monde connaît il y a le guacamole. Déjà grands amateurs d'avocat, nous avions hâte de tester les versions locales de cette spécialité qu'on adore. Parmi les différentes recettes que nous avons testées, ma préférée restera un guacamole légèrement relevé avec quelques grains croquants de grenade que l'on déguste avec des totopos de maïs et de légumes. Un régal!
Les fruits de mer et poissons sont toujours bien appréciés lorsqu'il fait chaud. Crevettes, poissons, mollusques sont souvent disponibles au menu. Quand le restaurant semblait assez "clean", nous avons choisi des ceviche.
Sinon, pourquoi ne pas jeter son dévolu sur un risotto aux champignons surmonté de beignets de crevettes, et une salade de roquette avec jambon de Parme?
Parmi les spécialités, il y a les enchiladas, fourrées avec tout ce que vous voulez : fromage, oignons, viandes etc. Une valeur sûre!
Quand on est à l'étranger, on évite en général de manger de la viande. Mais dans les bons restaurants, on se doit de se laisser tenter.
On peut aussi déguster des tostadas, tortillas frites garnies de légumes, salades, guacamole, viandes mais aussi criquets quand son espagnol est aussi rudimentaire que le mien et qu'on ne sait pas exactement ce qu'on commande... je vous laisse imaginer ma tête en voyant arriver mon plat! Sinon, on peut commander des tortillas que l'on garnit soi-même.
Au Mexique, les gens semblent souvent manger sur le pouce dans la rue, dans les marchés. Le tout est frais et les prix dérisoires.
Dans le parc de Chapultepec le dimanche, de nombreux vendeurs de rue proposent boissons, snacks et sucreries. Nous ne connaissions pas les pepitas, demi-lune d'hostie garnie de miel et graines de tournesol ou citrouille. Miam!
Si l'on reste dans le sucré, il faut noter que l'on croise de très bonnes boulangeries/pâtisseries à Mexico City. On y trouve pas mal de spécialités d'inspiration européenne mais à la sauce locale, un vrai bonheur pour les papilles.
Et comme pour tout, il y a des choses qui nous ont moins plu, voire rebutés. Il y a cette sorte de crêpe sèche garnie qui nous faisait envie dans un parc. Garnie d'une sorte de légume indescriptible que nous avons cru être des tomates et d'une sauce très épicée, nous n'avons pas été capables d'en venir à bout.
Et les criquets bien sûr qui me sont un peu restés en travers de la gorge mais qui font une belle anecdote de voyage à raconter!
Voyager c'est aussi prendre plaisir à découvrir toutes les facettes d'une culture, et la gastronomie, une merveilleuse porte d'entrée.

By Frank ;-)